"J'étais pareille a une lune perdue,
ma planète avait été détruite par le scénario
d'un quelconque film catastrophe,
qui continuait néanmoins à tourner en un tout
petit orbite autour du vide créé par
le cataclysme en ignorant les lois de la gravité."
C'est comme si d'un coup, le fil qui maintenait ma vie avait craqué. Plus rien pour tenir la journée, et ces médicaments qui ne me servent qu'à ne pas m'enfouir dans la spirale de l'enfer. Paradoxal. Mais n'est ce pas paradoxal de promettre l'éternité à quelqu'un quand elle ne dure que quelque mois? Il est l'amour de ma vie, mon sauveur, celui sans qui aujourd'hui les 30 malheureux grammes que pèsent mon âme amplifieraient les nuages ... Après une expérience si douloureuse, je me suis pourtant jetée dans ses bras en lui donnant tout, mon cerveau ma confiance et mon coeur... Et il a tout piétiné. J'essaie d'avancer tant bien que mal en me disant que la douleur est relative, que si je n'y pense pas elle n'existe pas ... Mais elle me ratrappe hardument et laisse échapper de graves cris au coeur de la nuit. J'ai peur, je n'ai plus d'issue et je fais comme si tout allait bien. Il m'avait dit 'fais moi confiance'... Le poignard dans le coeur, l'avez vous déjà ressenti? C'est à s'en mordre jusqu'à crever ! Ca devrait pourtant être si simple, le bonheur ou bien le néant. Mais quand on a gouté à la douceur de ses lèvres, frolé sa chair jusqu'à en mourir de plaisir, c'est le bonheur ou la damnation. Certains croient que la dépression est mentale, mais pleinement vécue elle est physique, elle ramolit les os et enterre l'énergie, pétrifie les sens ... La douleur est considérable, c'est pire que la mort. Je vis en zombie, mon coeur est déchiré, arraché, noyé, détruit, crucifié, mordu, ettoufé, brûlé, broyé ... Je herre dans la solitude des souvenirs qui me rattrapent, incessants. Je n'ai pas envie de mourir, j'assume cette vie torturée, prenez-moi pour une folle, j'en suis une, folle de lui. Il est parti et a emporté mon sourire avec lui. Pire, il a emporté ma vie. Seuls des lambeaux de respiration persistent. x
"Il fallait que je bouge. Si je cessais de le chercher, c'en était fini de l'amour, de la vie, de la raison. J'avançais, j'avançais encore, j'avançais toujours. Les heures défilaient qui me semblaient que des secondes. [...] Les vagues de souffrances qui, jusqu'à alors, s'étaient contentées de m'effleurer se soulevèrent en rugissant avant de s'abattre sur moi et de m'engloutir."